
retour
plan local d'urbanisme
plusieurs parties composent ce p.l.u
:
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1- la carte du
village

et sa légende :

haut de page
2 - RAPPORT DE PRESENTATION
Approuvé par délibération du Conseil Municipal
en date du 26 mars 2004
OBJET DE LA REVISION DU PLU
1ère PARTIE - Présentation de la commune
Analyse de l'état actuel
a - environnement géographique
b - L'histoire
c - Evolution démographique
d - Habitat-logement
· L'habitat
· Le logement
· Logements neufs autorisés
·
e - Le milieu économique
· L'agriculture
· Secteur secondaire
· Secteur tertiaire - Equipements commerciaux
·
f - Les équipements publics
Réseau routier
Réseau électrique
Alimentation en eau potable
Assainissement
Equipements scolaires
2éme PARTIE : L'environnement: l'état initial et mesures
de préservation et de mise en valeur
L'ETAT INITIAL
1 LE MILIEU PHYSIQUE
Les caractéristiques géologiques et pédagogiques
a/ le relief
b/ Géologie
c/ Pédologie
d/ Hydrogéologie
Le cadre hydrographique
a/ Cours d'eau
Les conditions climatiques
2 LE MILIEU NATUREL
a/ Les étangs et bords de cours d'eau des fonds de vallons.
b/ Les vallons et les flancs de vallées plus ou moins boisés.
c/ Les formations herbacées et buissonneuses à tendance
xérophile (liées aux terrains secs).
d/ Le plateau agricole.
e/ la Garonne
La végétation et ses structures végétales
a) La végétation sur les plateaux et coteaux
- Les boisements :
- Les pelouses sèches
b) La végétation des plaines alluviales
3 LE PAYSAGE
Les paysages identitaires de Moirax
Des coteaux boisés sur les versants
La ripisylve souligne les fonds de vallée
Un paysage à dominante agricole
Une agriculture en cours de diversification
Un réseau routier révélant le paysage
MESURES DE PRESERVATION ET DE MISE EN VALEUR
1 - Prise en compte des risques
2 - La réalisation de l'assainissement du bourg
3 - Le classement des espaces boisés
4 - La préservation de l'activité agricole
5 - La préservation des paysages
6 - Les entrées de ville
7 - Les implantations industrielles et les risques de nuisances
3ème PARTIE : Objectifs d'aménagement et perspectives d'évolution
de l'urbanisme
1- Le bourg
2 - L'habitat diffus
3 - La préservation d'un territoire naturel et rural
4 - La prise en compte des risques naturels
4ème - Tableau de Zonage du PLU de MOIRAX
OBJET DE LA REVISION DU PLU
__________________________
Le P.O.S. communal a été approuvé en 1986. Il a été
modifié en 1993. Cependant des éléments nouveaux
sont intervenus depuis lors et ont justifié la révision
du document.
Il s'agit notamment de la prise en compte des risques naturels de glissements
de terrain et d'inondation avec l'élaboration du PPR, ainsi que
du schéma Directeur de la Région Agenaise approuvé
le 22 juillet 1998.
Cette révision a également été rendue nécessaire
par l'évolution du contexte socio-économique de l'agglomération
agenaise, contexte actuellement particulièrement favorable au développement
de l'urbanisation en périphérie de la ville.
Soucieux de pouvoir accueillir de nouveaux habitants, les élus
ont souhaité ouvrir à l'urbanisation de nouveaux secteurs,
sans pour autant que ces implantations ne portent gravement atteinte à
l'environnement naturel environnant.
Pour se garantir de ce risque, une étude a été confiée
à un bureau d'études privé. Elle a eu pour finalité
de rechercher les sites, à la fois, les plus propices à
la construction et les moins préjudiciables à l'exceptionnelle
qualité de l'environnement naturel et patrimonial de la commune
de Moirax.
1ère PARTIE - Présentation de la commune
Analyse de l'état actuel
a - environnement géographique
La commune de Moirax est située au Sud-Est du département
de Lot-et-Garonne, à 8 kms du chef-lieu du département,
Agen et à 10 kms de Laplume, chef-lieu de canton.
Son territoire, d'une superficie de 1 620 hectares, s'étend en
rive gauche de la Garonne qui forme la limite communale Nord.
Il est constitué par une frange étroite de la plaine alluviale
du fleuve et en majeure partie par les collines et les plateaux caractéristiques
des coteaux de Gascogne.
Il est traversé par la RN 21 qui longe le fleuve sur 2,5 kms environ,
par l'autoroute A 62 Bordeaux-Toulouse et par la route départementale
268. Il est en outre divisé par les deux vallées de deux
ruisseaux, orientés Nord-Sud, le Brimont et la Jorle.
Le bourg est situé au centre de la commune, sur un point haut
(145 NGF) en bordure de la voie départementale n° 268.
b - L'histoire
La présence de l'homme sur la commune de Moirax est très
ancienne, puisque au lieu-dit "La Motte de Lécussan"
démarrait la voie romaine dite "la Peyrigne" (du nom
des pierres qui la composent) qui traversait Moirax, allait à la
Romieu et jusqu'à Saint-Bertrand de Comminges. La traversée
de la Garonne se faisait par un gué qui permettait la communication
entre Guyenne et Gascogne ; il était défendu côté
Moirax par le fief de Lécussan et "la Cassagne" à
Boé.
A la fin du IXème siècle, un castel redouté par sa
force, était élevé sur le coteau ; on y accédait
par la voie romaine ; ce castel était entouré de forêts
et surtout de ravins qui en rendaient l'attaque difficile. A cette époque,
un diplôme qui porte la signature de Louis le Débonnaire,
fils et héritier de Charlemagne, et de la reine Judith, signale
le village de Moirax avec toutes ses appartenances comme faisant partie
d'une donation à l'église de Dovère à Agen.
Jusqu'au Xème siècle, Moirax faisait partie du vicomté
de brulhois qui appartenait lui-même au duché de Gascogne
et d'Aquitaine. Le vicomté comprenait 28 juridictions, Laplume
en était le chef-lieu, le bailli y résidait. Amault Odon,
vicomte de Gascogne, marié vers 985, possédait des terres
considérables, limitées par la Garonne et traversées
par le Gers et la Baïse. Il eut une nombreuse descendance et distribua
à chacun une part du domaine.
C'est là que prend naissance la Seigneurie de Moirax dotée
d'amples domaines, légués à Guillaume d'Arnault.
Ce leg fut à sa mort l'une des causes des troubles qui survinrent.
Auparavant, il eut quatre enfants dont Pierre, et consacra sa vie à
la guerre et à la chasse avant d'embrasser la vie monastique. Le
monastère de Cluny situé dans le comté de Mâcon
l'attira pour la discipline et l'exemplarité de sa règle.
Il y vint avec sa famille et plus tard, Pierre, qui se livrait jusqu'alors
à la carrière des armes l'y rejoignit. La charte de fondation
du prieuré de Moirax en 1049 précise comment Guillaume Amault
et son fils Pierre donnent au monastère de Cluny l'église
Notre-Dame et le village de Moirax ; elle énumère les biens
légués à Guillaume par son père Amault Odon,
en situant l'importance. Cette charte fut signée entre d'une part
Guillaume Amault et son fils Pierre et d'autre part le nouvel Abbé
de Cluny Hugues dont c'était le premier voyage de son ministère.
Pierre fut nommé 1er prieur de Moirax.
Les débuts de la construction de l'église actuelle auraient
suivi de peu la signature de l'acte, vraisemblablement entre 1050 et 1055.
Elle a été sans doute construite à l'emplacement
d'une autre église dédiée à la vierge. La
construction a du s'étaler jusqu'en 1140 et fut marquée
par plusieurs interruptions ; trois maîtres d'oeuvre différents
opérèrent sur le site. Durant la construction, cinq contestations
dont certaines armées, de l'acte de donation eurent lieu, ce sont
elles qui provoquèrent les différentes interruptions du
chantier qui sont attestées par les changements de style et les
modifications du projet.
Les vastes possessions du monastère lui valaient des ressources
considérables et le prieur dota l'église de trésors
sacrés de grande valeur, table d'argent pour l'autel, calices,
encensoirs, vases qui ne manquèrent pas d'attirer les convoitises.
Dès la mort du fondateur Guillaume Arnault, Guillaume de Narcès,
mari. d'Arcendis, fille aînée du fondateur, fut le premier
à contester le leg. Un accord fut conclu et signé avec solennité
afin de prévenir les difficultés ultérieures. Les
religieux acceptaient une cession de leurs terres. Mais devant cette concession,
Raymond Bemard de Durfort voulut lui aussi une part du domaine. Il y eut
des luttes sanglantes au cours desquelles il fut grièvement blessé,
à Layrac : voyant ses jours en danger, il regretta son attaque
sacrilège et promit de restituer au prieuré les biens injustement
enlevés. Mais ayant retrouvé la santé, il ne tint
pas ses promesses et reprit sa vie de maraude et brigandage, mais il fut
à nouveau gravement blessé dans un combat livré à
Seran, non loin de Fleurance. Cette fois, il restitua réellement
à l'occasion d'un plaid tous les biens usurpés.
La troisième contestation vint du vicomte Pierre de Gabarret,
cousin du prieur Pierre, se fondant sur le droit romain pour revendiquer
les mêmes terres que Guillaume de Narcès. La mort le surprit
durant les négociations. Son fils Pierre Il de Gabarret, surnommé
Soriquets régla d'abord la succession paternelle puis se maria
avec Guiscarde, fille unique du Vicomte Gaston de Béarn ; cela
lui permettait d'espérer un riche héritage. Cet accroissement
de puissance lui fit reprendre les prétentions de son père.
Il partit en campagne à la tête d'un corps bien armé
et dévasta tout sur son passage. Il brisa les portes du monastère
et s'empara du Prieur qu'il jeta en prison.
L'évêque d'Agen Gausbert (1 105-1118), en sa qualité
de Seigneur-Suzerain de la vicomté du Brulhois cita le coupable
à comparaître. Un plaid fut tenu à Moncaut. Le prieur
dut payer deux cent sols contre renoncement par Soriquets aux terres indûment
appropriées. Mais vers l'an 1 1 12, il reprit ses attaques et s'empara
de tout le village de Moirax, des biens et dépendances du prieuré.
Le prieur Pierre ne sut son salut qu'à la fuite après avoir
envoyé tous les trésors au monastère de Cluny.
L'abbé Pons avait été nommé abbé de
Cluny le 9 mai 1109 à la mort de Hugues. Il convoqua un nouveau
plaid au cours duquel il fut décidé de donner au vicomte
de Gabarret tous les trésors que renfermait le prieuré à
condition qu'il s'engage solennellement pour lui et toute sa descendance
à renoncer à tous les biens reconnus appartenir au doyenné
de Moirax. L'acte fut signé en 1115 et la paix fut rétablie
durablement pour la suite du XIIème siècle qui sera la période
la plus prospère pour le prieuré.
Au XVème siècle, le doyenné de Moirax fut réduit
à l'état d'un bénéfice simple et le monastère
fut presque complètement rasé.
Au milieu du XVIème siècle, le 19 avril 1555, Claude de
Rochechouart cède le Brulhois à Jeanne d'Albret, celle-ci
en échange donne la chatellerie d'Aixe en Limousin. A ce moment,
il n'y a plus à Moirax ni monastère ni religieux. Au cours
de cette année 1555, le chapitre général de Cluny
envoie des visiteurs munis des pleins pouvoirs afin de rétablir
la vie conventuelle. Peu après, la construction d'un nouveau couvent
débuta. Mais cette époque est marquée par les guerres
de religions. Blaise de Monluc vint en novembre 1569 défendre Moirax
contre les armées protestantes menées par Gabriel de Lorges,
Comte de Mongoméry ; il était l'ancien capitaine des Gardes
écossais du Roi de France. C'est lui qui tua Henri II dans le tournoi
donné le 29 juin 1559 à l'occasion du mariage de Marguerite
de France et du Duc de Savoie. Il passa en Angleterre pour éviter
les poursuites.
Le mois d'octobre 1628 fut marqué par l'arrivée de la peste
à Moirax. L'épidémie fit en cette fin d'année
plus de 100 morts sur la commune, elle se prolongea jusqu'en 1631, année
où l'on compte 156 décès.
La région souffrit des effets de la Fronde. Les frondeurs menés
par les Princes de Conti et de Condé subirent finalement de sévères
revers devant le comte d'Harcourt, chef de l'armée royale. Les
bandes de Condé, en déroute, arrivèrent au gué
de Lécussan le 12 mars 1652 ; celui-ci voulait revenir à
Agen avant que la nouvelle de ses échecs ne détourne les
agenais de sa cause. Le comte d'Harcourt arrêta sa poursuite, mais
ses troupes s'abattirent sur le Manoir de Lécussan, à quelques
pas de l'embarquement des troupes de Condé, qu'ils pillèrent
entièrement. Le sieur Larroudé, maître de maison,
ne survécut pas au traitement qu'on lui fit.
Cette année 1652 fut marquée également par une nouvelle
épidémie de peste qui fit de nombreuses victimes à
Moirax et aux environs.
La révolution de 1789 apporta beaucoup de changements administratifs
ou religieux. Le vicomté de Bruilhois fut remplacé par le
Vième canton du district d'Agen. Monsieur Joseph François
Dubernard, Seigneur de Lécussan devint ler maire de la nouvelle
commune de Moirax. La paroisse de Moirax qui dépendait du diocèse
de Condom, dépendit alors de celui d'Agen.
Un inventaire des biens du monastère fut dressé et la vente
aux enchères de ces biens s'étala sur l'année 1791.
C'est au cours de l'année 1792 que furent brûlées
les archives du doyenné de Moirax.
A partir de 1835, l'église fait l'objet de réparations
importantes. Elle sera classée monument historique en 1842. C'est
en 1893 sous le ministère et l'autorité de l'abbé
Serret qu'est entreprise la première restauration d'ensemble de
l'édifice.
C - Evolution démographique
En valeurs brutes, l'évolution démographique de la commune
de Moirax, du milieu du 19ème siècle à nos jours,
se traduit de la manière suivante
| année |
1876 |
1891 |
1906 |
1921 |
1936 |
1946 |
1954 |
1962 |
1968 |
1975 |
1983 |
1999 |
| population |
660 |
552 |
472 |
425 |
406 |
377 |
386 |
346 |
401 |
476 |
583 |
998 |
La population a subi une longue et importante décroissance pendant
presque un siècle. Le nombre minimum d'habitants (346) a été
enregistré au début des années 60.
Depuis lors, un renversement de tendance s'est produit, la population
augmentant sensiblement d'un recensement à l'autre, en suivant
une progression quasi exponentielle. C'est ainsi que durant les deux dernières
périodes étudiées, la variation a été
de l'ordre de + 70 % !
Comme le montre le tableau comparatif ci-après, Moirax connaît
un essor important au même titre que les autres communes de coteaux
de la ceinture agenaise (Foulayronnes et Pont-du-Casse).
Simultanément, le chef-lieu se dépeuple au profit des communes
de la conurbation agenaise, les communes de la "petite ceinture"
connaissant maintenant un tassement de l'évolution démographique
après avoir connu un engouement certain dans les années
60.
| commune |
variation 1999/1975 |
variation 1975/1936 |
variation 1999/1936 |
| agen |
-11.5% |
+25.3% |
+10.8% |
| boé |
+28 |
+65 |
+300 |
| bon-encontre |
+57 |
+151.5 |
+276 |
| colayrac-saint-cirq |
+6.3 |
+76.5 |
+87.8 |
| foulayronnes |
+79 |
+140 |
+331.4 |
| layrac |
+25 |
+12.7 |
+41 |
| le passage |
+12 |
+227 |
+267 |
| pont-du-casse |
+49 |
+311.5 |
+512.6 |
| moirax |
+109.4 |
+17 |
+145.5 |
- Taux de variation annuel
Le taux de variation annuel total s'obtient en cumulant le solde naturel
et le solde migratoire. Ces deux éléments permettent d'analyser
les composantes de l'évolution démographique d'une localité
ou d'un ensemble de localités. Plus précisément,
le solde naturel d'une population donne une image de sa vitalité,
puisqu'il est la différence entre le nombre de décès
et de naissances comptabilisés au cours d'une période (actes
domiciliés). Quant au solde migratoire, il permet de mettre en
valeur les zones réservoirs et les zones attractives dans la mesure
où il prend en compte les échanges avec les autres circonscriptions
(migrations intérieures) et avec l'étranger (migrations
extérieures).
Les variations exprimées ci-dessus par les valeurs obtenues lors
des trois dernières périodes intercensitaires et par les
histogrammes correspondants confirment l'évolution de la population
durant les vingt dernières années. Elles montrent notamment
par le biais de l'ampleur du solde migratoire, l'attractivité que
présente la commune.
d - Habitat-logement
L'habitat
Jusqu'au début du 20ème siècle, l'habitat était
constitué du bourg et de quelques fermes et maisons bourgeoises
disséminées dans l'espace rural.
Dans les années récentes, à la faveur d'un engouement
pour le pavillonnaire à la périphérie des villes-centres,
la commune a vu se développer l'habitat sous forme de lotissements
et hameaux composés d'immeubles individuels qui occupent plus particulièrement
les lignes de crêtes et le haut des plateaux.
Le logement
| Parc de logements |
1975 |
1982 |
1990 |
1999 |
| Nombre total de logements |
186 |
215 |
325 |
395 |
| Résidences principales |
147 |
180 |
278 |
360 |
| Résidences secondaires |
27 |
23 |
24 |
22 |
| Logements vacants |
12 |
12 |
23 |
13 |
Ces chiffres mettent en évidence deux phénomènes
:
1. L'accentuation de la pression foncière qui se traduit par l'explosion
du nombre total de logements qui a augmenté de 83% de 1982 à
1999.
2. Le chiffre très peu élevé des logements vacants
au dernier recensement, qui ne représentent en tout et pour tout
que 3% du parc de logements
Logements neufs autorisés
| Année |
89 |
90 |
91 |
92 |
93 |
94 |
95 |
96 |
97 |
98 |
99 |
| Nombre |
11 |
7 |
4 |
3 |
3 |
12 |
4 |
7 |
9 |
6 |
10 |
e - Le milieu économique
L'agriculture
L'activité agricole demeure un secteur important sur la commune
de Moirax. Le rapport de la surface agricole utilisée sur la superficie
cadastrée nous donne un pourcentage de 47 %. A titre de comparaison,
l'ensemble du département a un rapport de 64 %.
Cependant, la comparaison des statistiques obtenues lors des deux recensements
agrestes (1979/1988) met en évidence la baisse, durant la période
intercensitaire, du nombre des exploitations qui est passé de 40
à 36 (soit - 10 %). Ce pourcentage, relativement moins important
que la moyenne départementale (- 16,6 %), n'est pas explicite au
sujet des exploitations qui ont supporté ce désengagement.
On constate ainsi :
- une augmentation du nombre des très petites structures inférieures
à 10 ha,
- une diminution des structures de 10 à 50 ha,
- une stagnation des structures supérieures à 50 ha.
La résultante de la diminution en nombre des exploitations ainsi
que de la surface agricole utilisée qui est passée durant
la période précitée de 898 à 762 hectares
est une diminution d'environ 5 % de la surface moyenne des exploitations.
Elle s'établit désormais à 21 hectares, valeur proche
de la moyenne départementale qui ressort, pour sa part, à
23 hectares.
Ainsi, l'activité agricole s'exerce-t-elle sur un peu moins de
la moitié du territoire communal elle constitue la principale activité
de la commune.
Secteur secondaire
Les sociétés à vocation industrielle ayant leur
siège social à Moirax sont peu nombreuses. On peut noter:
· Entreprise BREGOLI & Fils (Maçonnerie) - 16 salariés.
· Garonne Confection (vêtements) - 10 salariés.
· Construction machines automatiques d'emballage - 9 salariés.
La commune dispose, au lieu-dit "Poncillou", d'une vaste zone
d'activité dont deux lots sont occupés.
Secteur tertiaire - Equipements commerciaux
La commune qui reste tributaire de l'attraction d'Agen et des autres
communes périphériques, ne dispose que d'un commerce multiple
rural et d'une agence postale, ainsi que de quelques artisans du bâtiment.
f - Les équipements publics
Réseau routier
Il se compose de la RN 21, de la RD 268 et de plusieurs voies communales.
Réseau électrique
Tous les secteurs habités de la commune sont desservis en énergie
électrique.
Alimentation en eau potable
La commune de Moirax adhère au syndicat unifié d'A.E.P.
et d'assainissement du Sud d'Agen qui alimente en eau potable la totalité
du territoire.
Assainissement
Un réseau desservant le bourg et une station de traitement viennent
d'être récemment mis en service, une extension sur la question
de Pujos a été réalisé début 2002
Equipements scolaires
Depuis peu de temps, c'est un bâtiment tout neuf qui abrite l'école
maternelle et primaire.
Elle se compose de cinq classes et d'une cantine.
2éme PARTIE : L'environnement: l'état initial et mesures
de préservation et de mise en valeur
L'ETAT INITIAL
1 LE MILIEU PHYSIQUE
· Les caractéristiques géologiques et pédagogiques
a/ le relief
Le relief est marqué par l'opposition entre la plaine alluviale
et le secteur des coteaux.
· La plaine alluviale est une étroite bande d'une centaine
de mètres de largeur comprise entre la rive du fleuve et le pied
des coteaux. Elle comprend la très basse terrasse, inondable, et
la basse terrasse, à l'abri des crues sur laquelle est tracée
la route nationale 21. L'altitude varie de 43 à 51 NGF.
· Les 95 % du territoire communal sont occupés par les coteaux
et collines Sud-Garonnais entaillés de vallées au fond desquelles
coulent des ruisseaux. Le relief est complexe. Les pentes sont parfois
abruptes et le dénivelé total est important puisque l'altitude
varie de 50 à 180 mètres.
b/ Géologie
La plaine de la Garonne est de type alluviale. La vallée est composée
de limons superficiels comprenant surtout des éléments fins,
sur une épaisseur de 8 à 9 mètres qui reposent sur
une couche de cailloux et sables de 1 0 mètres d'épaisseur.
Les coteaux, quant à eux, sont entaillés par des vallées
au fond desquelles coulent les affluents du fleuve. Les versants permettent
d'apercevoir les affleurements des formations tertiaires. Ils sont d'abord
taillés dans les molasses de l'agenais d'âge stampien. Cette
mollasse épaisse est constituée de marnes et d'argiles plus
ou moins sableuses. Une corniche calcaire couronne ce versant. Il s'agit
d'un niveau de calcaire subhorizontal et massif ("calcaires blancs
de l'Agenais") d'âge Aquitanien Inférieur. Ce niveau
calcaire est lui-même surmonté par des marnes et des mollasses
de l'Aquitanien moyen.
Il existe une deuxième corniche de calcaire gris de l'Aquitanien
supérieur. Sur ce dernier, reposent des marnes et des mollasses
d'âge Burdigalien, qui constituent le haut des plateaux mais qui
sont souvent masquées par des formations quaternaires à
savoir sables et argiles à graviers des plateaux, équivalents
des graviers de Lomagne.
c/ Pédologie
On distingue trois grands types de sols : les alluvions, les sols calcaires
et les sols plus ou moins lessivés sur dépôts anciens.
Les alluvions se situent en bordure de la Garonne et des rivières.
Ils sont peu importants en superficie, mais leur fertilité potentielle
est élevée.
Les sols calcaires sont les terreforts, profonds sur les versants de
pente moyenne et superficiels sur les crêtes ou aux ruptures de
pente des versants. Leur valeur agronomique dépend de leur épaisseur.
Les sols sur dépôts anciens sont répartis de la façon
suivante
- sur les lignes de crêtes, on trouve des cailloutis de Lomagne,
traditionnellement réservés à la vigne;
- dans les pentes plus ou moins fortes, on trouve des sols sur dépôts
anciens hétérogènes sols bruns plus ou moins caillouteux
et lessivés. Ils résultent du décapage des niveaux
anciens, à la suite des phénomènes d'érosion
;
- les sols sur colluvions issus des dépôts anciens se trouvent
sur les pentes faibles. Ils ont de bonnes aptitudes, mais forment des
ensembles hétérogènes qu'on ne peut localiser qu'à
l'échelle de la parcelle;
- le majeure partie des terrasses anciennes est occupée par des
boulbènes du système ancien de la Garonne. Celles des rivières
se rencontrent aux points de dissymétrie des vallées.
Les sols aptes à la mise en valeur intensive sont peu nombreux.
La majeure partie de la surface agricole de la commune est constituée
de sols moyennement favorables ou défavorables qui peuvent être
améliorés par des aménagements tels que l'irrigation,
l'assainissement et le drainage.
D'autre part, certains sols plus pauvres (cailloutis) peuvent être
occupés par des vignes et des vergers de façon à
surmonter ce handicap.
d/ Hydrogéologie
La plaine de la Garonne comporte une nappe d'eau captive contenue dans
les cailloux et les sables.
Au niveau de la zone des plateaux, le niveau calcaire Aquitanien est
suffisamment perméable pour contenir de petites nappes phréatiques
qui s'écoulent naturellement sur les versants au contact du substratum
imperméable constitué de mollasses. Les puits domestiques
creusés sur le plateau retrouvent les filets d'eau situés
à la base de la formation géologique.
· Le cadre hydrographique
a/ Cours d'eau
Le réseau hydrologique est composé de la Garonne et de petits
affluents de celle-ci.
Les caractéristiques principales du fleuve sont
- largeur: 150 m,
- profondeur: variable,
- pente: 0,4 m/km
- débit annuel moyen: 460 m3/s,
- débit d'étiage maxi: 40 m3/s,
- crues sévères, brutales, de type torrentiel.
Les petits affluents ont pour noms le Brimont, qui forme la majeure partie
de la limite avec le Passage, et la Jorle qui rejoint la Garonne au lieu-dit
Maurélou. Enfin, le ruisseau de Lamartine forme la limite communale
Sud/Est avec Layrac.
· Les conditions climatiques
Le secteur de Moirax est sous l'influence d'un climat de type océanique,
dit "Aquitanien", atténué par l'éloignement
relatif de l'Atlantique, et sous influence prédominante des vents
d'Ouest tempérés et humides. Il subit parfois l'influence
méditerranéenne secondaire se caractérisant par des
vents d'Autan secs et chauds.
Les hivers sont doux et humides, les printemps humides et précoces.
Les étés sont chauds et assez secs et les automnes généralement
cléments et ensoleillés.
La pluviométrie moyenne annuelle analysée sur une période
de 30 années est de l'ordre de 730 mm, les vallées proprement
dites étant légèrement moins arrosées que
les plateaux où elle peut atteindre 800 mm. Grâce aux orages
d'été, les précipitations présentent une assez
bonne répartition moyenne sur l'année ; les maxima pluviométriques
se situent en mai et en décembre.
La clémence du climat (moyenne annuelle des températures
12.4° C) et les précipitations précitées sont
un atout pour l'agriculture, la principale contrainte étant liée
aux déficits estivaux parfois importants qui nécessitent
le recours à la pratique de l'irrigation.
2 LE MILIEU NATUREL
La faune caractéristique dans le périmètre d'étude.
L'aire d'étude comporte un ensemble de biotopes très complémentaires
qui permettent la présence d'une faune variée.
a/ Les étangs et bords de cours d'eau des fonds de vallons.
Les zones humides et prairies hydromorphes situées en bordure
de ruisseau, ainsi que les étangs revêtent une importance
particulière pour les amphibiens au moment de leur reproduction
(rainette verte, grenouille rousse, grenouille verte, triton palmé
et marbré) et des odonates (libellules).
Ces milieux vont abriter la musaraigne aquatique, le campagnol amphibie,
le mulot sylvestre, le ragondin. La poule d'eau sera présente toute
l'année tandis que le râle d'eau, la bécassine des
marais, le chevalier guignette, y feront des haltes migratoires.
Les ripisylves sont colonisées par de nombreux passereaux.
b/ Les vallons et les flancs de vallées plus ou moins boisés.
C'est dans ces secteurs que vont se localiser préférentiellement
les populations de chevreuils et de sangliers dont les densités
sont globalement assez bonnes.
Ces zones vont aussi servir de refuge pour la plupart des mammifères
carnivores comme le renard, le blaireau, la belette, le putois, la genette
qui pourront chasser dans les milieux différents proches (bordures
de cours d'eau, zone de culture, prairies), tandis que des rapaces comme
la buse, l'épervier, le faucon crécerelle, voire la bondrée
apivore, viendront y nicher.
On trouvera aussi les espèces forestières classiques : tourterelle
des bois, grive daine, loriot, geai, puillot véloce, tandis que
les lisières et les haies seront colonisées par la grive
musicienne, le merle, le verdier, le bruant zizi, le serin cini.
Les vieux arbres présentant des cavités vont accueillir
les cavernicoles : chouette hulotte, pic vert, pic épeiche, huppe
fasciée, torcol fourmilier, mais aussi quelques passereaux comme
la mésange charbonnière, la mésange bleue, la sittelle
torcheport, le grimpereau des jardins.
L'épaisse litière sera favorable au hérisson, aux
musaraignes carrelet, couronnée et pygmée, au campagnol
roussâtre, ainsi qu'à la salamandre et la grenouille agile
dans les secteurs plus frais.
c/ Les formations herbacées et buissonneuses à tendance
xérophile (liées aux terrains secs).
Ces formations sont plus particulièrement favorables aux reptiles
: lézard vert, couleuvre verte et jaune, ainsi qu'à certains
passereaux peu communs pour la région comme le bruant jaune, la
fauvette pitchou, la fauvette orphée, le cochevis huppé,
l'accenteur mouchet.
d/ Le plateau agricole.
Ces espaces sont dans l'ensemble assez pauvres sur le plan faunistique.
Parmi les mammifères on ne rencontre pas de rareté ; les
espèces recensées sont tout à fait communes (lièvres,
lapins, renards, belettes ; alouettes des champs, passereaux, buses).
e/ la Garonne
La Garonne est un cours d'eau classé en 2ème catégorie
piscicole, c'est-à-dire à cyprinidés dominants. Malgré
une qualité des eaux moyenne, il accueille une population piscicole
diversifiée, comprenant les espèces habituelles des eaux
calmes qui y trouvent les conditions nécessaires pour leur reproduction
:
- poissons carnassiers : sandre, perche, brochet,
- poissons blancs : carpe, tanche, ablette, gardon, chevaine, goujon,
barbeau.
En dehors de ces espèces, sédentaires, on trouve également
des espèces migratrices, telles que l'anguille, l'alose et le mulet,
ce dernier en grand nombre s'y étant sédentarisé.
· La végétation et ses structures végétales
a) La végétation sur les plateaux et coteaux
Sur cet ensemble vallonné et contrasté du point de vue
géologique, on distingue deux grands types de formations végétales
· les boisements,
· les pelouses sèches.
Les boisements : Ils sont encore largement représentés
sur la commune de Moirax.
Ils occupent surtout les zones de pentes fortes où la mise en
valeur agricole est difficile. Ils se présentent soit sous forme
de petits boqueteaux, de taille modeste, soit sous forme de petit massif,
de taille plus importante.
Du point de vue floristique, ces boisements appartiennent à la
série du chêne pubescent, du nom de l'arbre dominant. Ce
chêne est en effet l'espèce caractéristique sur les
pentes calcaires ou -mollassiques, notamment lorsqu'elles sont bien ensoleillées
(expositions Sud et Est surtout).
Localement, le chêne pubescent peut être remplacé
par d'autres espèces dominantes, suivant les conditions écologiques
:
· Le chêne pédonculé et le charme, sur les
pentes exposées au Nord : boisement des pentes dominant la plaine
de la Garonne.
· Le châtaignier lorsqu'existe un recouvrement argilo-sableux
qui donne des sols acides.
· Le frêne dans les fonds de vallon.
La composition floristique suit donc cette grande variété
de station.
Les bois de chêne pubescent se présentent typiquement sous
forme de taillis assez bas comprenant des clairières, marqués
physionomiquement par le port bas et tortueux de l'arbre dominant.
Le sous bois est assez développé (strates arbustive et herbacée
denses) et varié, sans présenter toutefois d'espèces
exceptionnelles :
· strate arbustive à prunellier, ormeau, cornouiller sanguin,
genévrier, virone lantane, églantier, érable champêtre,
troène ...
· strate herbacée à mélampyre des près,
épiaire officinale, carex des bois, mercuriale perenne, garance
voyageuse, brome érigé, seslerie bleue.
Dans les faciès à chêne pédonculé et
charme, pédonculé et charme dominent plutôt des espèces
des endroits frais et ombragés : aubépine, noisetier, alisier
torminal, véronique petit chêne, lierre terrestre, bugle
rampant, fougère femelle, millet effusé, mélique
à une fleur, ficaire printanière, cardamine des près
...
Dans les bois de châtaignier, on observe préférentiellement
des plantes des sols plus acides : chèvrefeuille de bois, véronique
officinale, germandrée, luzule des champs, mélampyre des
bois, petit houx.
Enfin, dans les fonds de vallons humides, le long des ruisseaux, aux
espèces précédentes se substituent des plantes plus
ou moins liées au milieu aquatique : frêne, tilleul, saule
cendré, épilobe hirsute, géranium tacheté,
héllebore foetide, salicaire, lysimaque vuglaire, alliaire officinale,
angélique des bois ...
Les pelouses sèches
Ces milieux répondent à des conditions écologiques
plus strictes et ne s'observent que sur les pentes sur sol calcaire bien
ensoleillé, sur sol peu épais. Ils sont souvent associés
aux boisements de chêne pubescent puisqu'on les retrouve en lisière
de ceux-ci ou au sein des clairières.
Sur la commune de Moirax, les pelouses sèches calcicoles (sur
sol calcaire) occupent une surface beaucoup plus modeste que les boisements.
Ces milieux sont intéressants en raison du caractère très
spécialisé des espèces que l'on y trouve : plantes
méditerranéennes peu répandues au niveau régional,
strictement inféodés aux pentes calcaires ensoleillés.
Ces pelouses sont un des peuplements les plus riches en espèces
spéciales et les plus diversifiées floristiquement de tous
les groupements végétaux de l'Aquitaine intérieure
(montagne exceptée).
Ce milieu se présente sous la forme de haute pelouse dense, vert-jaunâtre
avec d'assez nombreux buissons dispersés (genévrier, églantier)
et d'autres arbustes pionniers de la chênaie pubescente.
b) La végétation des plaines alluviales
Dans la plaine de la Garonne, l'agriculture laisse très peu de
place aux espaces naturels. Ceux-ci ne se rencontrent guère qu'au
bord du fleuve où subsiste une mince frange arborée, à
base de frêne, chêne pédonculé, ou aulne glutineux.
La strate herbacée est très pauvre et composée d'espèces
communes.
3 LE PAYSAGE
Les paysages identitaires de Moirax
Malgré la proximité de l'agglomération agenaise,
les paysages de Moirax conservent une identité à dominante
rurale. Ce paysage en dynamique voit naître quelques changements
: mutation progressive de l'agriculture et développement modéré
de l'urbanisation le long des routes et sur le plateau de Ségougnac.
Des coteaux boisés sur les versants
Les versants les plus abrupts laissent une place importante aux boisements
de feuillus, constitués en majorité de chênes. De
statut privé, ces taillis sur talus n'offrent guère la possibilité
d'être gérés comme une forêt de production.
La ripisylve souligne les fonds de vallée
La végétation caractéristique des bords d'eau souligne
la présence des ruisseaux. Au contact des versants les plus abrupts,
elle renforce la présence des boisements et marque davantage cette
composante paysagère.
Un paysage à dominante agricole
A Moirax, l'agriculture ne bénéficie pas des meilleures
conditions orographiques (versants abrupts) et pédagogiques (boulbènes).
Cependant, cette agriculture de type traditionnelle se perpétue
en priorité sur les sols les plus fertiles en fond de vallée
et parfois sur les rebords des coteaux les moins pentus.
Cependant, on note la présence d'un plateau agricole à Ségougnac
avec de grandes entités foncières : l'agriculture est présente
de manière significative sur ce plateau. Les prairies et quelques
habitations sont encadrées de part et d'autres de boisements, isolant
encore un peu plus le plateau de l'agglomération agenaise et du
bourg de Moirax.
Une agriculture en cours de diversification
L'abandon progressif de l'agriculture traditionnelle sur les terres les
moins fertiles (quelques parcelles à l'Ouest du bourg) laisse entrevoir
une diversification centres équestres à Ségougnac
et Marescot, arboriculture et viticulture le long de la RD 268. La réintroduction
de l'appellation "Côtes de Brulhois" permet de reconstituer
un paysage viticole sur les versants les mieux exposés et sur les
sois caillouteux.
Cette diversification agricole dans le paysage est surtout perceptible
le long de la RD 268, notamment depuis le village d'Aubiac. Accrochées
à la route, ces parcelles de vignes et de vergers alternent avec
l'urbanisation linéaire caractéristique en ligne de crête.
Un réseau routier révélant le paysage
Situées sur les lignes de crêtes, les routes permettent des
vues à la fois lointaines et rapprochées sur le paysage.
La RD 268, partiellement urbanisée, permet des échappées
visuelles sur les villages d'Aubiac et Estillac.
MESURES DE PRESERVATION ET DE MISE EN VALEUR
La révision du PLU a été l'occasion de prendre des
mesures de préservation et de mise en valeur de l'environnement.
Il s'agit notamment des mesures suivantes
1 - Prise en compte des risques
En même temps que la révision du PLU a été
menée l'étude du plan de prévention des risques naturels
dont les conclusions et prescriptions ont été incorporés
au niveau du plan de zonage et le règlement. Il s'agit principalement
des risques de glissement de terrain.
Les sites où la survenance du risque est forte ont été
classés en zone inconstructible.
2 - La réalisation de l'assainissement du bourg
Les travaux récents de mise en oeuvre du réseau d'assainissement
au village et la construction d'une station d'épuration des eaux
usées ont permis de raccorder les parties urbaines à ces
installations ainsi qu'une extension du hameau de Pujos.
3 - Le classement des espaces boisés
Les espaces boisés sont concentrés sur les pentes des coteaux
où ils occupent une importante superficie, notamment dans les secteurs
où l'activité agricole n'est plus aussi ou pas du tout présente.
La très grande majorité de ces boisements ont été
classés au PLU (E.B.C.) au titre des articles L 130-1 et suivants
du code de l'urbanisme
Ce classement interdit tout changement d'affectation ou tout mode d'occupation
du sol de nature à compromettre la conservation, la protection
ou la création des boisements.
4 - La préservation de l'activité agricole
Bien que située aux portes de la ville d'Agen, la commune de Moirax,
demeure, une commune ou l'activité agricole reste très présente.
A ce titre, les dispositions visant à assurer la pérennité
de cette activité ont été prises à travers
le zonage du PLU qui prévoient notamment, l'éloignement
de l'habitat non agricole des sièges d'exploitation, afin de permettre
aux agriculteurs d'exercer en toute quiétude.
5 - La préservation des paysages
La commune de Moirax possède l'un des plus beaux territoires paysager
des communes composant, au sens large, l'agglomération agenaise,
tant d'un point de vue des paysages naturels que du patrimoine bâti.
Cet attrait a séduit et continue de séduire de nombreux
candidats à la construction, mais ces implantations, au fil des
ans et des opportunités foncières, n'ont pas été
sans conséquence sur l'aspect naturel de ces paysages.
C'est donc bien dans le but d'éviter que ne se reproduisent certaines
erreurs en matière d'implantation des constructions, mais également
pour assurer une bonne insertion dans le site de celles qui seront autorisées
que la commune a fait réaliser une étude en ce domaine.
Cette dernière a abouti à la mise en oeuvre de principes
traduits au niveau du règlement du PLU qui suivant les lieux, les
vues, imposeront des prescriptions différenciées afin de
concilier protection des sites et développement de l'urbanisation.
6 - Les entrées de ville
Aux termes de l'article 52 de la loi no 95-101 du 2 février 1995
(dite loi Barnier), relative au renforcement de la protection de l'environnement,
est introduite une nouvelle rédaction de l'article L 11 1-1-4 du
code de l'urbanisme, applicable depuis le 01.01.97 et selon laquelle :
En dehors des espaces urbanisés des communes, les constructions
ou installations sont interdites dans une bande de cent mètres
de part et d'autre de l'axe des autoroutes, des routes express et des
déviations au sens du code de la voirie routière et de soixante
quinze mètres de part et d'autre de l'axe des autres routes classées
à grande circulation.
La commune est concernée par:
la RN 21 => 75 m de recul.
L'autoroute A 62 -=> 100 de recul
Ces dispositions visent à assurer une protection paysagère
des entrées de vile.
Cette interdiction ne s'applique pas
· aux constructions ou installations liées ou nécessaires
aux infrastructures routières
· aux services publics exigeant la proximité immédiate
des infrastructures routières
· aux bâtiments d'exploitation agricole
· aux réseaux d'intérêt public.
Elle ne s'applique pas non plus à l'adaptation, la réfection
ou l'extension de constructions existantes.
7 - Les implantations industrielles et les risques de nuisances
Il n'y a pas d'industrie pouvant générer à Moirax
un grave risque de pollution. Cependant, un secteur artisanal s'est développé
sur la zone d'activité afin de répondre aux besoins de l'artisanat
existant et d'éviter ces activités en zones d'habitat.
3ème PARTIE : Objectifs d'aménagement et perspectives d'évolution
de l'urbanisme
La présente révision se situe dans la lignée des
précédentes et conforte les objectifs initiaux.
Les objectifs communaux d'aménagement concernent:
1- Le bourg : La volonté de disposer d'un village vivant et attrayant
est toujours aussi forte. La preuve, en est faite par les réalisations
récentes : réseau d'assainissement des eaux usées,
construction d'un nouveau groupe scolaire - enfouissement du réseau
électrique.
Le souci est bien celui de densifier en son pourtour les constructions
afin de conserver et renforcer cette vie de village de mettre en valeur
le patrimoine bâti existant d'assurer l'accueil des touristes et
des associations.
2 - L'habitat diffus : Depuis longtemps l'attrait des paysages, le cadre
champêtre et naturel et la relative proximité de l'agglomération
agenaise ont séduit les candidats constructeurs.
Ces hameaux contemporains, à la différence de ceux des
siècles passés qui se constituaient à partir d'intérêts
communs (défense de leurs habitants) ou autour d'un patrimoine
reconnu (château, église .... ) s'agrègent aujourd'hui
de façon linéaire le long des voies de communication.
Outre le fait que la disposition de ces constructions n'est pas de nature
à favoriser l'émergence d'une certaine forme de convivialité,
elle présente en plus le désavantage de "consommer"
les espaces vierges
Pour remédier à ces inconvénients, l'objectif est
de consolider le bâti existant dans les zones déjà
équipées autour du village par la création de zones
AU notamment côté Sud, tout en préservant l'entrée
Nord du Village. Ensuite le renforcement des zones de hameau zone Ab et
Uc adossés à des zones boisées de façon à
respecter les choix paysagers.
3 - La préservation d'un territoire naturel et rural : il s'agit
d'assurer la pérennité d'un territoire aux paysages de grande
qualité (chute des coteaux de Gascogne) mais aussi par la même
de permettre le maintien des agriculteurs en place et de favoriser la
promotion de l'activité touristique, aidée en cela par la
présence d'un monument historique exceptionnel"
- les zones agricoles sont largement préservées notamment
le plateau de Segougnac, les vallons plus fertiles et la zone Sud où
les terres sont de qualité, ainsi que les coteaux classés
cotes du Brulhois.
4 - La prise en compte des risques naturels: Il s'agit des risques liés
aux glissements et mouvements de terrain et pour moindre partie ceux d'inondation.
Le zonage du PLU a été ainsi mis en conformité avec
le plan de prévention des risques.
La majorité du territoire est classé en zone agricole, ou
en zone naturelle en fonction de la qualité des terres, du relief,
des prescriptions du PPR et des zones boisées.
4ème Partie - Tableau de Zonage du PLU de MOIRAX
Le territoire couvert par le PLU est divisé :
1. en zones urbaines
2. en zones à urbaniser
3. en zones naturelles équipées ou non, et forestières
4. en zones agricoles
a) les zones urbaines comprennent :
La zone Ua qui correspond au bourg ancien et à ses extensions
récentes.
La zone Ub qui correspond au secteur du Pujos bénéficiant
de l'assainissement collectif
La zone Uc correspondant aux hameaux bénéficiant des équipements
publics (eau, électricité, voirie)
b) les zones AU - Zones d'urbanisation future
1. les zones AU
Zone d'urbanisation future. Elle se décompose en plusieurs secteurs
destinés à l'habitat et notamment autour du bourg
2. les zones AUX
Zone d'activité destinée à de petites industries
ou à l'artisanat.
3. les zones AUL
Zone où sont autorisées les occupations et utilisations
du sol liées au loisirs, aux sports, et au tourisme.
c) les zones agricoles A
Zones réservées aux activités agricoles ou para
agricoles :dans lesquelles ne peuveut être autorisées que
les constructions en rapport avec ces activités.
d) les zones naturelles N
Zones naturelles à protéger en raison de la qualité
du site, de la protection du paysage, du risque naturel
ZONE U : Zone Urbaine
Ua : Le bourg existant
Ub : Zone urbaine bénéficiant de l'assainissement
Uc : Zone urbaine constituée en hameau
ZONE AU : Zone à urbaniser
Zone Aup : zone à urbaniser incluant la protection du prieuré
(hauteur limitée à 3,50 m)
Zone Aux : zone à urbaniser réservée à l'activité
secondaire et tertiaire
Zone AU1 : zone à urbaniser réservée à l'activité
de loisir, sportive ou touristique
ZONE A Zone Agricole
Zone Ad : zone agricole soumise au périmètre de protection
des risques
ZONE N : Zone naturelle
Zone Nb : zone naturelle dans laquelle les constructions peuvent être
autorisées.
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3 - PROJET D'AMENAGEMENT
ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE PADD
Approuvé par délibération du Conseil Municipal
en date du 26 mars 2003
INTRODUCTION
I. URBANISME
1. Le bourg
2. extension du bourg
3. les hameaux
4. les équipements collectifs
II. ACTIVITES ECONOMIQUES
1. La zone artisanale
2 La zone UAX
3 Commerces et services
4 Les zones de loisirs et touristiques.
III - AGRICULTURE
IV - ENVIRONNEMENT
1° - Zone Boisée
2° - Plan des préventions des risques
3° - Zone de protection paysagère
4° - Architecture
INTRODUCTION
L'objectif initial de 1.000 habitants pour l'an 2000 a été
atteint par le premier POS.
La révision du PLU vise un objectif mesuré d'augmentation
de la population de 1.200 habitants pour 2010.
Cet objectif doit être poursuivi en renforçant la vie
sociale à partir du bourg, en préservant les paysages,
en créant de nouvelles zones constructibles adaptées au
site et au maintien de l'agriculture.
I. URBANISME
1. Le bourg
La mise en valeur du bourg et la protection du prieuré classé
constituent une priorité.
Le bâti ancien sera conservé et rénové pour
éviter sa dégradation et conserver au bourg les caractéristiques
de son origine, sauveté fermée par un rempart.
Le prieuré roman sera protégé par une zone inconstructible
correspondant à l'ancien jardin du cloître.
Son environnement sera préservé et son accès facilité
par la résiliation d'un espace public avec stationnement arboré.
Les rues, places, et espaces publics, seront mis en valeur par un aménagement
permettant un accès piétonnier au bourg et au prieuré
roman.
2. extension du bourg
Afin de recentrer la vie sociale sur la commune, le choix de l'extension
du bourg se porte sur la zone Sud, ceci afin de préserver le
site, et de permettre un fonctionnement autour des espaces publics constitués
par le domaine sportif, et l'école primaire et maternelle.
Au Nord, l'extension sera modérée pour préserver
l'accès typique relevé par l'étude paysagère.
La taille des terrains constructibles sera modulée en fonction
de la possibilité de raccordement à l'assainissement collectif
dont l'extension sera poursuivie.
En l'absence de possibilité de branchement à l'assainissement
collectif, la superficie minimum obligatoire des terrains sera de 2.000
m² au besoin plus important, en fonction de la topographie, et
de la nature du sol.
La hauteur des constructions sera limitée pour préserver
la silhouette du bourg et de son prieuré à 3,50 mètres
à l'égout du toit ; les secteurs concernés seront
identifiés au plan de zonage par la lettre P.
3. les hameaux
Depuis de nombreuses années, des hameaux se sont constitués
à partir des voies communales ou départementales sur des
zones facilement constructibles.
La révision du PLU révisé prévoit une extension
maîtrisée des hameaux existants.
Le quartier dit de PUJOS sera relié au bourg par un chemin piétonnier
et paysager, parallèle à la CD 268.
Les hameaux seront exclus le long de la RN 21 et s'écarteront
au maximum de l'A62.
Les accès se feront par des voies communales ou rurales de manière
à dégager des axes principaux de circulation.
Ces hameaux sont équipés des réseaux essentiels
(eau, électricité, téléphone,...).
Situés en zone Ub ou en zone UC, les tailles de terrains constructibles
seront d'un minimum de 2.000 m², et auront une largeur permettant
d'inscrire un cercle de 25 mètres de diamètre pour conserver
au paysage un aspect rural respectant le site inscrit des chutes des
Coteaux de Gascogne.
Dans le périmètre des 500 mètres du site classé,
la hauteur des constructions sera limitée à 3,50 mètres,
zone protégée inscrite en P dans le document graphique.
4. les équipements collectifs
Ils seront regroupés dans le bourg ou à proximité.
Une zone permettant l'extension de l'école primaire et maternelle
est la propriété de la commune.
Une zone permettant l'extension de l'espace sportif et de loisir avec
accueil possible des vestiaires de la salle des fêtes est prévue.
L'extension des services tels que LA POSTE ou les commerces se fera
dans le bourg.
Il est prévu également une extension et la mise en valeur
culturelle du prieuré avec rénovation du bâti ancien
insalubre contiguë au prieuré, aménagement des accès
au prieuré, stationnement, dégagement de visibilité
du prieuré.
Les zones réservées ont été inscrites pour
parvenir à ces objectifs.
II. ACTIVITES ECONOMIQUES
La Commune de MOIRAX participant à la Communauté de Communes
de LAPLUME EN BRULHOIS, les activités industrielles et artisanales
seront limitées.
En effet, une zone d'activité économique importante de
communauté est développée sur la Commune d'ESTILLAC
et sur des zones au relief plus approprié.
1. La zone artisanale
Créée pour accueillir les entreprises artisanales du
bâtiment et de petite industrie, elle permet d'éviter dans
les zones urbaines d'habitation et naturelle de provoquer des nuisances.
Elle est adaptée au tissu artisanal généré
par la proximité de l'agglomération, de taille raisonnable
située à proximité de l'autoroute, elle est protégée
par un patrimoine communal qui l'isole du voisinage.
2 La zone UAX
Exclusivement réservée à l'aire de l'autoroute,
elle permet aux ASF d'assurer et de compléter les services dus
aux usagers de l'A62.
3 Commerces et services
Les services commerciaux et tertiaires seront accueillis dans le bourg
ou à proximité de celui-ci.
4 Les zones de loisirs et touristiques.
Afin d'éviter la cohabitation avec les activités agricoles
ou artisanales, des zones de loisir ont été prévue
au lieudit "Peyremounie", en prolongement de l'espace sportif
et en bord de garonne.
Les équipements légers de loisirs seront interdits dans
les zones agricoles et naturelles, ils ne pourront être implantés
qu'en relation directe avec le siège d'une exploitation agricole
ou une habitation existante.
III - AGRICULTURE
Le maintien de l'activité agricole sur le territoire de la Commune
constitue une priorité.
Les zones agricoles seront préservées en recherchant
le maintien et l'amélioration des exploitations existantes par
:
- La protection de la zone d'appellation du Brulhois
- La protection des zones plus fertiles au Sud de la Commune
- La protection du plateau de Segougnac
- Les zones d'extension des hameaux s'éloignant le plus possible
des corps de ferme.
- seront autorisées les constructions liées à l'activité
agricole qui devront se situer à proximité du bâti
existant
- seront autorisées les constructions liées au tourisme
agricole et à l'accueil à la ferme ainsi qu'à la
diversification des productions.
Le classement en zone naturelle n'interdit pas l'activité agricole.
IV - ENVIRONNEMENT
Le PLU entend préserver l'exceptionnelle qualité de l'environnement
naturel lié à la présence de la garonne, de deux
vallées, "La Jorle" et le "Brimont" qui seront
préservées.
Pour y parvenir, le PLU privilégie la préservation du
paysage par le maintien le plus largement possible de zone à
destination agricole, zone A., les zones naturelles concerneront les
vallées, les reliefs accidentés, les zones boisées
et les sites à protéger.
L'ensemble des prescriptions architecturales mis en place sur la commune
pour intégrer l'habitat dans cet ensemble paysager, ont été
déterminées à l'issue de l'étude paysagère.
A cet effet, les mesures suivantes ont été prises :
1° - Zone Boisée
Le PLU comprend des espaces boisés classés figurant sur
le document graphique représentant environ 400 hectares soit
un quart de la superficie de la commune.
Ces espaces tendent à préserver les massifs forestiers
composés essentiellement de chênes, de hêtres, d'érables
champêtres.
Ils ont été disposés de manière à
constituer une rupture avec la zone urbaine de l'agglomération
Agenaise et favorisent depuis cette agglomération un paysage
arboré.
Il constitue sur les reliefs un aspect végétal agréable
sur le territoire communal.
Certains îlots boisés permettent l'insertion des hameaux
existants et de leur extensions dans le paysage de façon à
éviter l'aspect agressif des constructions sur les bords de relief.
2° - Plan des préventions des risques
Le plan des préventions des risques de l'Agenais a été
incorporé au POS.
Il est repris dans le PLU constitué essentiellement par des
zones à risque de glissement de terrain, figurant en zone d dans
le PLU (Zone Ad, Zone Nd)
Ces zones à risque sont intégrées aux zones boisées,
aux zones agricoles ou zones naturelles.
3° - Zone de protection paysagère
Trois sites exceptionnels ont été portés en zone
naturelle de manière à les rendre inconstructible en raison
de l'intérêt à protéger le site.
Il s'agit :
1° - de la protection effectuée au tour du prieuré
roman
2° - de la protection de part et d'autre des deux moulins à
vent au Sud du village
3° - de la protection du site du prieuré de Ségougnac.
D'autre part, les zones agricoles et naturelles largement retenues,
visent à protéger le site inscrit des coteaux de gascogne.
En secteur Nb de la zone naturelle, les constructions seront autorisées.
Ces secteurs de taille et de capacité limitées restent
exceptionnels et jouxtent un habitat déjà existant.
Les accès et leur situation permettent de ne pas bouleverser
le paysage.
4° - Architecture
Le règlement du PLU prévoit des règles d'architecture
qui permettent la meilleure intégration par rapport au site du
bourg et de son prieuré roman ou des paysages.
A cet effet, une zone P a été instituée dans le
cercle des 500 mètres de diamètre de protection du monument
classé ou la hauteur du bâti ne doit pas déposer
3,50 mètres sauf dans le bourg où on devra respecter les
hauteurs du bâti existant.
Au delà de cette zone, la hauteur maximale des constructions
à usage d'habitation est limitée à 6 mètres
à l'égout du toit au niveau supérieur de l'acrotère.
Le bâti respectera au niveau des toitures une couverture de tuiles
type canal anciennes ou d'aspect vieilli.
L'aspect extérieur des constructions, notamment les couleurs
et matériaux de façade et de couverture devront s'harmoniser
avec les tonalités du paysage et des constructions traditionnelles
environnement (crépis ou enduit de couleur beige, ocre clair,
ton pierre).
Les éventuelles clôtures devront être de couleur
verte, légères doublées d'une haie.
Les murs bahuts sont interdits.
Par contre les murs de soutènement sont autorisés là
où ils sont strictement nécessaires et devront être
doublés en pierre.
Les espaces libres devront conserver un caractère végétal
et seront confectionnés avec des essences locales et variées
et mélangées de manière à éviter
les haies d'aspect uniforme (cyprès leyland ou laurières).
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4 - REGLEMENT D'URBANISME
Approuvé par délibération du Conseil Municipal
en date du 26 mars 2004
SOMMAIRE
TITRE I : DISPOSITIONS GENERALES
TITRE II : DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ZONES URBAINES ET A URBANISER
CHAPITRE I : Les zones urbaines
sous chapitre I : Zone Ua
sous chapitre II : Zone Ub
sous chapitre III : Zone Uc
CHAPITRE II : Zones à urbaniser
sous chapitre I : Zone Au
sous chapitre II : Zone Aul
sous chapitre III : Zone Aux
TITRE III : DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ZONES AGRICOLES
TITRE IV : DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ZONES NATURELLES ET FORESTIERES
CHAPITRE I zone N
CHAPITRE II zone Nb
TITRE 1
DISPOSITIONS GENERALES
Ce règlement est établi en application de l'article R
123-4 du Code de l'Urbanisme.
ARTICLE 1 - CHAMP D'APPLICATION TERRITORIAL DU PLAN
Le présent règlement s'applique au territoire de la commune
de MOIRAX.
Il se substitue à tout règlement d'urbanisme précédemment
applicable dans la commune.
ARTICLE 2 - PORTEE RESPECTIVE DU REGLEMENT A L'EGARD D'AUTRES LEG1SLATIONS
RELATIVES A L'OCCUPATION DES SOLS.
Sont et demeurent notamment applicables au territoire communal:
1 - Les articles R 111.2, R 111.3,. R 111.3.2, R 111.4, R 111.14, R
111.14.2, R 111.15, R 111.21 du Code de l'Urbanisme.
2 - Les servitudes d'utilité publique mentionnées en
annexe au plan.
3 - Les articles du Code de l'Urbanisme ou d'autres législations
concernant notamment:
le droit de préemption urbain
les zones d'aménagement différé
4 - S'ajoutent aux règles propres du PLU les divers règlements
de sécurité, le règlement sanitaire
départemental, la réglementation sur les installations
classées pour la protection de l'environnement, le P.P.R., les
arrêtés préfectoraux du 17 juillet 2003 concernant
les mesures d'isolation acoustique contre les bruits.
ARTICLE 3 - DIVISION DU TERRITOIRE EN ZONES
Le territoire couvert par le plan local d'urbanisme est divisé
en zones urbaines, à urbaniser, en zones naturelles, en zones
agricoles, délimitées sur les documents graphiques. Les
plans comportent également les emplacements réservés
aux voies et ouvrages publics, les terrains classés comme espaces
boisés à conserver ou à créer, ainsi que
les zones inconstructibles prévues au PPR.:
ARTICLE 4 - ADAPTATIONS MINEURES
Les règles et servitudes définies par le plan d'occupation
des sols ne peuvent faire l'objet d'aucune dérogation à
l'exception des adaptations mineures rendues nécessaires par
la nature du sol,. La configuration des parcelles ou le caractère
des constructions avoisinantes.
TITRE 2
DISPOSITIONS APLLICABLES AUX ZONES URBAINES ET A URBANISER
CHAPITRE I : LES ZONES URBAINES
Sous chapitre I : ZONE Ua
La zone Ua est une zone urbaine qui correspond au centre bourg et à
ses extensions récentes.
SECTION - I. NATURE DE L'OCCUPATION DU SOL
ARTICLE Ua1 - OCCUPATIONS ET UTILISATIONS DU SOL ADMISES
I - Rappels
- le permis de démolir est obligatoire dans les zones soumises
à la législation sur les monuments historiques et les
sites.
- L'édification des clôtures est soumise à déclaration.
- Les installations et travaux divers sont soumis à l'autorisation
prévue aux articles R 442.1 et suivants du code de l'urbanisme.
- Toutes les demandes d'autorisation dans les zones soumises à
la législation sur les monuments historiques seront soumises
à l'avis ou à l'accord de l'Architecte des Bâtiments
de France (art R421.38.4, R 421.38.:, R 421.38.6 du code de 1'urbanisme).
II - Sont admises les occupations et utilisations du sol destinées
aux usages suivants:
habitat
hôtellerie
équipements collectifs
commerce et artisanat
bureaux et services
stationnement
ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement des services
publics
l'extension des constructions à usage industriel, les entrepôts
commerciaux existants dans la zone à condition:
. que leur implantation en milieu urbain ne présente pas de risques
pour la sécurité des voisins,
. qu'elles n'entraînent pas pour le voisinage de nuisances inacceptables,
. que les nécessités de leur fonctionnement soient compatibles
avec les infrastructures existantes et les autres équipements
collectifs.
ARTICLE Ua2 - OCCUPATIONS ET UTILISATIONS DU SOL INTERDITES
Sont interdites les occupations et utilisations du sol non mentionnées
à l'article I-II-. notamment:
- les occupations et utilisations du sol qui par leur destination,
leur importance ou leur aspect sont incompatibles avec la salubrité,
la tranquillité. la sécurité ou la bonne tenue
d'un quartier d'habitation,
- les affouillements et exhaussements du sol ne répondant pas
à un impératif technique,
- l'ouverture, l'extension et l'exploitation de carrières,
- les constructions à usage d'exploitation agricole.
- les dépôts de ferrailles, de matériaux, de déchets,
de vieux véhicules,
- le stationnement de caravanes ou tout autre type d'habitat mobile,
- le camping, caravaning,
- les constructions légères, telles que les constructions
légères de loisirs (HLL), les abris de jardin,. les garages
ou autres qui ne sont pas le complément direct d'une habitation
existante ou d'une exploitation agricole sont interdites.
SECTION II. CONDITIONS DE L'OCCUPATION DU SOL
ARTICLE Ua3 - ACCES ET VOIRIE
Pour être constructible, un terrain doit avoir accès à
une voie publique ou privée ouverte à la circulation publique,
soit, directement, soit par l'intermédiaire d'un passage aménagé
le cas échéant, sur fonds voisin par application de l'article
682 du Code Civil
Les caractéristiques des accès et de la voirie doivent
permettre de satisfaire aux besoins minimum de desserte et défense
contre l'incendie, protection civile, collecte des ordures ménagères.
Les voies en impasse sont autorisées si elles sont le fruit
d'un parti d'aménagement délibéré et cohérent.
Elles doivent être aménagées de manière à
permettre aux véhicules automobiles de faire aisément
demi-tour.
Les voies d'accès dominant les voies publiques devront être
aménagées de façon à éviter 1'écoulement
des eaux pluviales sur la chaussée de ces voies.
ARTICLE Ua4 - DESSERTE PAR LES RESEAUX
I - EAU
Le branchement sur le réseau d'eau potable est obligatoire pour
toute construction ou installation nouvelle qui requiert une alimentation
en eau.
L'existence d'un réseau public d'adduction d'eau potable n'est
pas une condition à elle seule suffisante, la desserte ne sera
effective que si les caractéristiques du réseau l'autorisent.
2 - ASSAINISSEMENT
a) Eaux pluviales
Les aménagements réalisés sur le terrain devront
permettre l'écoulement des eaux pluviales dans le réseau
collectif d'évacuation des eaux pluviales.
A défaut de possibilité de raccordement à un réseau
collectif d'évacuation des eaux pluviales. le propriétaire
doit réaliser des dispositifs d'évacuation des eaux pluviales.
adaptés à l'opération et au terrain.
b) Eaux usées
Le branchement sur le réseau collectif d'assainissement est
obligatoire en respectant les caractéristiques du réseau.
A défaut de possibilité de raccordement au réseau
collectif d'assainissement, un dispositif d'assainissement individuel
conforme à la réglementation en vigueur est obligatoire.
La filière de traitement choisie doit être compatible
avec les conclusions du schéma communal d'assainissement , une
étude du sol à la parcelle sera demandée au pétitionnaires
afin de vérifier l'adéquation à la filière
choisie et la perméabilité du sol en place.
3 - ELECTRICITE - TELEPHONE
La création. l'extension et les renforcements des réseaux
ainsi que les nouveaux raccordements devront être réalisés.
autant que faire se peut en souterrain ou à défaut. en
câbles torsadés scellés le long des façades
de la manière la moins apparente possible.
ARTICLE Ua5 - CARACTERISTIQUES DES TERRAINS
Sans objet.
ARTICLE Ua6 - IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX EMPRISES
PUBLIQUES ET AUX VOIES PRIVEES
Les constructions doivent être implantées à l'alignement
des voies existantes ou à créer. ainsi que des emprises
publiques:.
Des adaptations à ces dispositions pourront être admises
si l'aspect général de la voie existante ou les conditions
de circulation l'exigent ou pour les projets d'ensemble ainsi que pour
l'implantation des ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement
des services publics et pour les projets d'extension de constructions
déjà existantes dont l'implantation, ancienne, n'est pas
conforme à la règle actuelle et qui pourront être
ainsi autorisées dans le prolongement de l'alignement existant.
En cas de retrait toute disposition sera prise pour que l'aménagement
proposé ne compromette pas l aspect général de
la voie et de ses abords.
ARTICLE Ua7 - IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX LIMITES
SEPARATIVES
Les constructions devront être implantées sur les limites
séparatives.
Il pourra être autorisé des constructions avec un seul
mur mitoyen. Dans ce cas. la distance comptée horizontalement
de tout point d'une construction au point le plus bas et le plus proche
de la limite séparatives doit être au moins égale
à la moitié de la différence d'altitude entre ces
deux points sans pouvoir être inférieure à 4 mètres.
ARTICLE Ua8 - IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS LES UNES PAR RAPPORT AUX
AUTRES SUR UNE MEME PROPRIETE
La distance comptée horizontalement, de tout point d'une construction
au point le plus bas et le plus proche d'une autre construction doit
être au moins égale à la différence d'altitude
entre ces deux points sans pouvoir être inférieure à
4 mètres.
Cette distance est réduite de moitié sans pouvoir être
inférieure à 4 mètres dans le cas des pignons aveugles.
ou de façades en vis à vis ne comportant que des baies
éclairant des pièces secondaires ou non réservées
à l'habitation.
ARTICLE Ua9 - EMPRISE AU SOL
Sans objet.
ARTICLE Ua10 HAUTEUR MAXIMUM DES CONSTRUCTIONS
La hauteur maximale des constructions ne devra pas dépasser
de plus d'un mètre la hauteur des immeubles les plus courants
de la rue ou du quartier concerné.
La hauteur des constructions est limitée à 8 mètres
à l'égout du toit.
Les équipements d'infrastructure sont exemptés de la
règle de hauteur lorsque leurs caractéristiques techniques
l'imposent (château d'eau...).
ARTICLE Ua11 - ASPECT EXTERIEUR
Le permis de construire peut être refusé ou n'être
accordé que sous réserve de l'observation de prescriptions
spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture,
leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou
ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature
à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt
des lieux avoisinants, aux sites. aux paysages naturels ou urbains (
en particulier à l'église et au prieuré), ainsi
qu'à la conservation des perspectives monumentales.
La couverture des constructions devra être obligatoirement composée
de tuiles canal de terre cuite type ancien ou d'aspect vieilli.
Les enduits seront réalisés au mortier de chaux naturelle
blanche (XHNOCAEB) et de sable d'origine local dans la teinte des terres
locales.
ARTICLE Ua12 - STATIONNEMENT
Le stationnement des véhicules correspondant aux besoins des
constructions et installations doit être assuré en dehors
des voies publiques.
ARTICLE Ua13 - ESPACES LIBRES ET PLANTATIONS'ESPACES BOISES CLASSES
Les espaces libres devront conserver un caractère végétal.
Les éventuelles clôtures devront être de couleur
vertes, doublées d'une haie.
Les murs bahuts, murettes sont interdits. Par contre, les murs de soutènement
sont autorisés et devront être doublés en pierre.
SECTION III. POSSIBILITES MAXIMALES D'OCCUPATION DU SOL
ARTICLE Ua14 - COEFFICIENT D'OCCUPATION DU SOL
Sans objet.
ARTICLE Ua15 - DEPASSEMENT DU COEFFICIENT D'OCCUPATION DU SOL
Sans objet.
Sous chapitre II : ZONE Ub (PUJOS)
La zone Ub est une zone urbaine bénéficiant de l'assainissement
collectif en dehors du bourg.
SECTION I - NATURE DE L'OCCUPATION DU SOL
ARTICLE Ub 1- OCCUPATIONS ET UTILISATIONS DU SOL ADMISES
I - Rappels
. le permis de démolir est obligatoire dans les zones soumises
à la législation sur les monuments historiques et les
sites.
L'édification des clôtures est soumise à déclaration.
- Les installations et travaux divers sont soumis à l'autorisation
prévue aux articles R 442.1 et suivants du code de l'urbanisme.
- Toutes les demandes d'autorisation dans les zones soumises à
la législation sur les monuments historiques seront soumises
à l'avis ou à l'accord de l'Architecte des Bâtiments
de France (art,. R 421.38.4 R 421.38.5, R 421.38.6 du code de 1'urbanisme).
II- Sont admis les occupations et d'utilisations du sol suivants :
Les constructions à usage d'habitation et leurs annexes.
Les affouillements et exhaussements du sol nécessaires pour des
raisons techniques de construction.
Les ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement des services
publics
Les constructions nécessaires à l'activité agricole
existante à condition qu'elles soient à proximité
du siège d'exploitation.
L'extension des activités artisanales et commerciales existantes
dans la mesure où il n'y a pas aggravation des nuisances.
les constructions et installations liées à l'accueil à
la ferme.
Les constructions à usage d'activité artisanale et commerciale
dans la mesure où elles sont le complément d'une construction
à usage d'habitation existante ou à créer et sous
réserve qu'elles soient compatibles avec la salubrité,
la tranquillité, la sécurité ou la bonne tenue
d'un quartier d'habitation.
III - Sont également admis: ,
La réfection. l'adaptation et l'extension mesurée des
constructions existantes. ainsi que la reconstruction des bâtiments
sinistrés, sous réserve de ne pas compromettre l'aménagement
futur de la zone, le changement de destination des constructions, n'est
autorisé que dans le seul cas où il s'agit d'aménager
un bâtiment pour un usage d'habitation.
ARTICLE Ub2 - OCCUPATIONS ET UTILISATIONS DU SOL INTERDITES
Sont interdites toutes les occupations et utilisations du sol non expressément
autorisées à l'article Ub1. notamment:
- les occupations et utilisations du sol qui par leur destination.
leur importance ou leur aspect sont incompatibles avec la salubrité,
la tranquillité la sécurité ou la bonne tenue d'un
quartier d'habitation.
- les affouillements et exhaussements du sol ne répondant pas
à un impératif technique.
- l'ouverture, l'extension et l'exploitation de carrières.
- le stationnement de caravanes isolées ou tout autre type d'habitat
mobile.
- les dépôts de ferrailles de matériaux, de combustibles
solides ou liquides, les déchets.
- Les constructions légères, telles que les constructions
légères de loisirs (HLL), les abris de jardin, les garages
ou autres qui ne sont pas le complément direct d'une habitation
existante ou d'une exploitation agricole sont interdites.
SECTION II. CONDITIONS DE L'OCCUPATION DU SOL
ARTICLE Ub3 - ACCES ET VOIRIE
Pour être constructible. un terrain doit avoir accès à
une voie publique ou privée ouverte à la circulation publique,
soit, directement soit par l'intermédiaire d'un passage aménagé
le cas échéant sur fonds voisin par application de l'article
682 du Code Civil
Les caractéristiques des accès et de la voirie doivent
permettre de satisfaire aux besoins minimum de desserte: défense
contre l'incendie, protection civile, collecte des ordures ménagères,
etc.
Les accès et la voirie doivent être aménagés
de façon à ne pas présenter un risque pour la sécurité
des usagers des voies publiques ou celles des personnes utilisant ces
accès et voirie.
Les voies en impasse sont autorisées si elles sont le fruit
d'un parti d'aménagement délibéré et cohérent.
Elles doivent être aménagées de manière à
permettre aux véhicules automobiles de faire aisément
demi-tour.
Ils peuvent être interdits lorsque le terrain est desservi par
une autre voie et doivent être aménagés de telle
façon que la visibilité soit assurée.
Les voies d'accès dominant les voies publiques devront être
aménagées de façon à éviter l'écoulement
des eaux pluviales sur la chaussée de ces voies.
ARTICLE Ub4 DESSERTE PAR LES RESEAUX
1 - EAU
Le branchement sur le réseau d'eau potable est obligatoire pour
toute construction ou installation nouvelle qui requiert une alimentation
en eau.
L'existence d'un réseau public d'adduction d'eau potable n'est
pas une condition à elle seule suffisante, la desserte ne sera
effective que si les caractéristiques du réseau l'autorisent.
2 - ASSAINISSEMENT
a) Eaux pluviales
Les aménagements réalisés sur le terrain devront
permettre l'écoulement des eaux pluviales dans le réseau
collectif d'évacuation des eaux pluviales quand il existe.
A défaut de possibilité de raccordement à un réseau
collectif d'évacuation des eaux pluviales. le propriétaire
doit réaliser des dispositifs d'évacuation des eaux pluviales
adaptés à l'opération et au terrain.
b) Eaux usées
Le branchement sur le réseau collectif d'assainissement est
obligatoire en respectant les caractéristiques du réseau.
A défaut de possibilité de raccordement au réseau
collectif d'assainissement, un dispositif d'assainissement individuel
conforme à la réglementation en vigueur est obligatoire.
La filière de traitement choisie doit être compatible
avec les conclusions du schéma communal d'assainissement, une
étude de sol à la parcelle sera demandée au pétitionnaire
afin de vérifier l'adéquation entre la filière
choisie et la perméabilité du sol en place.
3- ELECTRICITE - TELEPHONE
La création, l'extension et les renforcements des réseaux,
ainsi que les nouveaux raccordements devront être réalisés
(autant que faire se peut) en souterrain.
ARTICLE Ub5- CARACTERISTIQUES DES TERRAINS
Pour les constructions individuelles à usage d'habitation non
raccordées à un réseau d'assainissement, il sera
exigé une surface de terrain d'un minimum de 2000 m² dont
la forme permettra de contenir complètement un cercle de 25 m
de diamètre.
Une superficie supérieure pourra cependant être demandée
si la pente est trop forte, ou si les caractéristiques géologiques
des terrains l'imposent.
Pour les constructions raccordables à l'assainissement collectif
le terrain devra permettre d'inscrire un cercle de 25 mètres
de diamètre pour permettre l'insertion de cette zone dans le
site inscrit des chutes des coteaux de Gascogne.
ARTICLE Ub6 - IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX EMPRISES
PUBLIQUES ET AUX VOIES PRIVEES
Les constructions doivent être implantées en retrait de
l'alignement des voies publiques ou privées et des emprises publiques
,ouvertes à la circulation publique, existantes ou à créer.
Des adaptations à ces dispositions pourront être admises
si l'aspect général de la voie existante ou les conditions
de circulation l'exigent ou pour les projets d'ensemble ainsi que pour
l'implantation des ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement
des services publics et pour les projets d'extension de constructions
déjà existantes dont l'implantation, ancienne. n'est pas
conforme à la règle actuelle.
Les constructions devront être édifiées:
- à 35 m au minimum en retrait de l'axe des routes à grande
circulation (25 m pour les constructions à un autre usage que
d'habitation).
- à 15 m au minimum en retrait de 1'axe des routes départementales.
- à 10 m au minimum en retrait de 1'axe des voies communales.
- à 5 m au minimum en retrait de l'axe des autres voies.
ARTICLE Ub7 - IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX LTMITES
SEPARATIVES.
Les constructions peuvent être édifiées sur les
limites séparatives.
Lorsque les constructions ne jouxtent pas les limites séparatives,
la distance comptée horizontalement de tout point d'une construction
au point le plus bas et le plus proche de la limite séparative
doit être au moins égale à la moitié de la
différence d'altitude entre ces deux points sans pouvoir être
inférieure à 4 mètres.
ARTICLE Ub8 - IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS LES UNES PAR RAPPORT AUX
AUTRES SUR UNE MEME PROPRIETE
La distance, comptée horizontalement, de tout point d'une construction
au point le plus bas et le plus proche d'une autre construction doit
être au moins égale à la différence d'altitude
entre ces deux points sans pouvoir être inférieure à
4 mètres.
Cette distance est réduite de moitié, sans pouvoir être
inférieure à 4 mètres dans le cas des pignons aveugles,
ou de façades en vis à vis ne comportant que des baies
éclairant des pièces secondaires ou non réserves
à l'habitation.
ARTICLE Ub9 - EMPRISE AU SOL
L'emprise au sol de la construction ne devra pas dépasser 10
% pour les terrains inférieurs à 2000 m².
Il n'y a pas d'emprise au sol pour les terrains supérieurs ou
égal à 2000 m².
ARTICLE Ub10 - HAUTEUR MAXIMUM DES CONSTRUCTIONS
La hauteur des constructions est limitée à 6 mètres
à 1'égout du toit.
Les équipements d'infrastructure sont exemptés de la
règle de hauteur lorsque leurs caractéristiques techniques
l'imposent (château d'eau, etc.).
ARTICLE Ub11 - ASPECT EXTERIEUR
Le permis de construire peut être refusé ou n'être
accordé que sous réserve de l'observation de prescriptions
spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture,
leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou
ouvrage à édifier ou à modifier, sont de nature
à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt
des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains(
en particulier à l'église et au prieuré), ainsi
qu'à la conservation des perspectives monumentales.
La couverture des constructions devra être obligatoirement composée
de tuiles de terre cuite type canal ancien ou d'aspect vieilli.
L'aspect extérieur des constructions. notamment les couleurs
et matériaux de façades et de couvertures, devront s'harmoniser
avec les tonalités des paysages et des constructions traditionnelles
environnantes.
ARTICLE Ub12 - STATIONNEMENT
Le stationnement des véhicules correspondant aux besoins des
constructions et installations doit être assuré en dehors
des voies publiques.
ARTICLE Ub13 - ESPACES LIBRES ET PLANTATIONS E.B.C.
Les espaces libres devront conserver un caractère végétal.
Les éventuelles clôtures devront être de couleur
verte, doublées d'une haie.
Les murs bahuts, murettes sont interdits. Par contre, les murs de soutènement
sont autorisés et devront être doublés en pierre.
ARTICLE Ub14 - COS
Sans objet
ARTICLE Ub15 - DEPASSEMENT COS
Sans objet
Sous chapitre III : ZONE Uc
La zone Uc est une zone urbaine ne bénéficiant pas de
l'assainissement collectif
SECTION I - NATURE DE L'OCCUPATION DU SOL
ARTICLE-Uc1 OCCUPATIONS ET UTILISATIONS DU SOL ADMISES
I - Rappels
Le permis de démolir est obligatoire dans les zones soumises
à la législation sur les monuments historiques et les
sites.
L'édification des clôtures est soumise à déclaration.
- Les installations et travaux divers sont soumis à l'autorisation
prévue aux articles R 442.1 et suivants du code de l'urbanisme.
- Toutes les demandes d'autorisation dans les zones soumises à
la législation sur les monuments historiques seront soumises
à l'avis ou à l'accord de l'Architecte des Bâtiments
de France (art,. R 421.38.4 R 421.38.5, R 421.38.6 du code de l'urbanisme).
II- Sont admises les occupations et utilisations du sol suivantes:
Les constructions à usage d'habitation et leurs annexes
Les affouillements et exhaussements du sol nécessaires pour des
raisons techniques de construction. Les ouvrages techniques nécessaires
au fonctionnement des services publics
Les constructions nécessaires à l'activité agricole
existante à condition qu'elles soient à proximité
du siège d'exploitation.
L'extension des activités artisanales et commerciales existantes
dans la mesure où il n'y a pas aggravation
des nuisances.
les constructions et installations liées à l'accueil à
la ferme.
Les constructions à usage d'activité artisanale et commerciale
dans la mesure ou elles sont le complément d'une construction
à usage d'habitation existante ou à créer et sous
réserve qu'elles soient
compatibles avec la salubrité, la tranquillité, la sécurité
ou la bonne tenue d'un quartier d'habitation.
III - Sont également admis :
La réfection, l'adaptation et l'extension mesurée des
constructions existantes, ainsi que la reconstruction des bâtiments
sinistrés, sous réserve de ne pas compromettre l'aménagement
futur de la zone, le changement de destination des constructions, n'est
autorisé que dans le seul cas ou il s'agit d'aménager
un bâtiment pour un usage d'habitation.
ARTICLE Uc2 - OCCUPATIONS ET UTILISATIONS DU SOL INTERDITES
Sont interdites toutes les occupations et utilisations du sol non expressément
autorisées à l'article Uc. notamment:
- les occupations et utilisations du sol qui par leur destination, leur
importance ou leur aspect sont incompatibles avec la salubrité,
la tranquillité la sécurité ou la bonne tenue d'un
quartier d'habitation.
- les affouillements et exhaussements du sol ne répondant pas
à un impératif technique.
- l'ouverture, l'extension et l'exploitation de carrières.
- le stationnement de caravanes isolées ou tout autre type d'habitat
mobile.
- les dépôts de ferrailles de matériaux, de combustibles
solides ou liquides, les déchets.
- Les constructions légères, telles que les constructions
légères de loisirs (HLL), les abris de jardin, les garages
ou autres qui ne sont pas le complément direct d'une habitation
existante ou d'une exploitation agricole sont interdites.
-
SECTION II. CONDITIONS DE L'OCCUPATION DU SOL
ARTICLE Uc3 ACCES ET VOIRIE
Pour être constructible, un terrain doit avoir accès à
une voie publique ou privée ouverte à la circulation publique,
soit, directement soit par l'intermédiaire d'un passage aménagé
le cas échéant sur fonds voisin par application de l'article
682 du Code Civil
Les caractéristiques des accès et de la voirie doivent
permettre de satisfaire aux besoins minimum de desserte: défense
contre l'incendie, protection civile, collecte des ordures ménagères,
etc.
Les accès et la voirie doivent être aménagés
de façon à ne pas présenter un risque pour la sécurité
des usagers des voies publiques ou celles des personnes utilisant ces
accès et voirie.
Les voies en impasse sont autorisées si elles sont le fruit
d'un parti d'aménagement délibéré et cohérent.
Elles doivent être aménagées de manière à
permettre aux véhicules automobiles de faire aisément
demi-tour.
Ils peuvent être interdits lorsque le terrain est desservi par
une autre voie et doivent être aménagés de telle
façon que la visibilité soit assurée.
Les voies d'accès dominant les voies publiques devront être
aménagées de façon à éviter l'écoulement
des eaux pluviales sur la chaussée de ces voies.
ARTICLE Uc4 DESSERTE PAR LES RESEAUX
1-EAU
Le branchement sur le réseau d'eau potable est obligatoire pour
toute construction ou installation nouvelle qui requiert une alimentation
en eau.
L'existence d'un réseau public d'adduction d'eau potable n'est
pas une condition à elle seule suffisante, la desserte ne sera
effective que si les caractéristiques du réseau l'autorisent.
2 - ASSAINISSEMENT
a) Eaux pluviales
Les aménagements réalisés sur le terrain devront
permettre l'écoulement des eaux pluviales dans le réseau
collectif d'évacuation des eaux pluviales quand il existe.
A défaut de possibilité de raccordement à un réseau
collectif d'évacuation des eaux pluviales, le propriétaire
doit réaliser des dispositifs d'évacuation des eaux pluviales
adaptés à l'opération et au terrain.
b) Eaux usées
Le propriétaire doit réaliser obligatoirement un dispositif
d'assainissement individuel conforme à la réglementation
en vigueur.
La filière de traitement choisie doit être compatible
avec les conclusions du schéma communal d'assainissement, une
étude de sol à la parcelle sera demandée au pétitionnaire
afin de vérifier l'adéquation entre la filière
choisie et la perméabilité du sol en place.
3- ELECTRICITE - TELEPHONE
La création, l'extension et les renforcements des réseaux,
ainsi que les nouveaux raccordements devront être réalisés
(autant que faire se peut) en souterrain.
ARTICLE Uc5- CARACTERISTIQUES DES TERRAINS
Pour les constructions individuelles à usage d'habitation, il
sera exigé une surface de terrain d'un minimum de 2000 m2 dont
la forme permettra de contenir complètement un cercle de 25 m
de diamètre.
Une superficie supérieure pourra cependant être demandée
si la pente est trop forte, ou si les caractéristiques géologiques
des terrains l'imposent.
ARTICLE Uc6 - IMPLANTATION DES CONSTRUCTIONS PAR RAPPORT AUX EMPRISES
PUBLIQUES ET AUX VOIES PRIVEES
Les constructions doivent être implantées en retrait de |